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Retraite : les Québécois peu patients

par Hubert Roy | 11 novembre 2019 10h34

Photo: Freepik

61 ans. C’est l’âge idéal auquel les Québécois souhaitent prendre leur retraite. Un sondage mené par SOM au profit de Question Retraite dévoile que 13 % des Québécois pensent prendre leur retraite après l’âge de 65 ans. C’est donc dire que 87 % d’entre eux pensent le faire avant 65 ans.

Par ailleurs, le sondage révèle que le tiers des travailleurs visés aimeraient profiter du Régime de rentes du Québec avant 65 ans, même si cela implique des pénalités.

Aussi, un peu plus du tiers (35 %) des travailleurs de 45 à 64 ans ne croit pas pouvoir prendre leur retraite à leur âge idéal. Pourquoi ? Par manque de moyens financiers, ont répondu 56 % des répondants.

« Pour Question Retraite, ces résultats confirment l’importance de bien accompagner les Québécoises et les Québécois dans la planification de leur retraite, afin qu’ils en profitent à la hauteur de leurs ambitions. Les gens doivent bien comprendre que plus ils veulent prendre leur retraite tôt, plus ils devront compter sur leur épargne personnelle pour continuer à mener une vie stimulante », a commenté Nathalie Bachand, présidente de Question Retraite.

Bonne nouvelle et appel aux conseillers

Question Retraite se dit toutefois encouragé de constater que plus de la moitié (52 %) des travailleurs visés ont commencé à épargner pour la retraite à l’âge de 30 ans ou moins. L’âge moyen pour débuter à épargner est de 32 ans. En incluant ceux qui ont commencé à l’âge de 40 ans ou moins, la proportion augmente à 76 %.

Ce désir affirmé de vouloir profiter pleinement de ses années à la retraite se reflète dans les termes que plusieurs choisissent pour la définir : liberté, bonheur, tranquillité d’esprit, etc. Malgré tout, environ un Québécois sur six (17 %) définit la retraite de façon négative. Des mots comme difficile, inquiétante, incertaine ou pauvreté y sont associés.

« Nous ne le répèterons jamais assez. La retraite, ça se prépare et ça se planifie. Tant financièrement que psychologiquement. Une bonne planification aura assurément un effet bénéfique et diminuera les appréhensions négatives. Les gens doivent réaliser qu’ils ne sont pas seuls et que plusieurs professionnels peuvent les aider à se donner les conditions gagnantes pour profiter pleinement de cette étape importante de la vie », dit Mme Bachand.

Méthodologie

La collecte des données a eu lieu entre le 17 juin et le 16 juillet 2019 auprès de 1 603 travailleurs québécois âgés de 45 à 64 ans. La marge d’erreur est de 2,7 %.

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