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Groupe Financier Horizons: qui peut prendre le relais de Genstar?

par Serge Therrien | 09 septembre 2016 13h30

Après avoir appuyé l’équipe de direction dans sa croissance au cours des sept dernières années, Genstar Capital a décidé de vendre sa participation de 75% dans l’actionnariat de Groupe Financier Horizons.

Pour trouver un acquéreur, le fonds de capital-risque s’apprête ainsi à donner des mandats de recherche à deux banquiers d’affaires.Il s’agirait de BMO Marchés des capitaux et de Evercore.  

Active aux États-Unis, au Mexique ainsi qu’en Europe, Evercore s’affiche sur son site comme « le leader parmi les firmes conseil indépendantes en matière d’investissement ». Elle travaille sur des acquisitions et de fusions d’entreprises ou de portefeuilles. Son indépendance constitue un gage pour éviter toutes sources de conflits d’intérêts, dit-elle. La firme n’a toutefois aucun représentant au Canada.

BMO Marchés des capitaux est aussi un banquier spécialiste de la recherche de capitaux pour des fusions et acquisitions. Elle est aussi active dans le prêt aux investisseurs en recherche de capital.

Genstar Capital n’a pas voulu commenter ces informations.

Trois fonds québécois capables d’investir

Un acteur bien au fait du financement d’un réseau de distribution en services financiers par du capital-risque a avancé que trois fonds au Québec sont susceptibles d’avoir la capacité d’investir. Le Fonds de solidarité de la FTQ, la Caisse de dépôt et placement du Québec et Novacap. Moins connue, cette dernière est un des chefs de file en matière d’investissements privés en Amérique du Nord.

Selon nos sources, le BAIIA (bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement) de Horizons serait maintenant d’environ 30 M$. Selon des ratios de vente observés dans les réseaux de distribution de l’industrie, la valeur marchande de l’agent général serait de l’ordre de 300 M$.

Un investissement en plusieurs volets

Un tel investissement peut s’effectuer en plusieurs volets a expliqué notre informateur qui requiert l’anonymat. « Environ un tiers peut être fait en achetant les actions libérées, un second tiers par de la dette bancaire, et le dernier tiers par de la dette subordonnée. »

Cette approche a le mérite d’intéresser un plus large éventail d’acteurs potentiels. Si cela semble complexe, à première vue, ça ne l’est pas pour institutions financières et les sociétés de capital-risque qui sont habituées de faire de tels montages.  

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